Violences dans les lycées de Saint-Denis : un seuil a été franchi

mars 11th, 2017 | by Administrateur
Violences dans les lycées de Saint-Denis : un seuil a été franchi
Violences Urbaines
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Certains enseignants parlent d’un « cap dépassé ». D’autres d’une « digue qui a sauté ». Pour tous, ou presque, un « seuil symbolique » a été franchi, les 6 et 7 mars, dans « l’escalade de la violence » qu’ils racontent éprouver, depuis des mois, au lycée Suger de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Les murs du lycée, mardi matin, des jeunes en colère les ont franchis. La veille, ils avaient tenté d’en bloquer l’accès, brûlant des poubelles puis caillassant des fenêtres… Vingt-quatre heures plus tard, ils ont passé les portes. Dans le groupe de « jeunes encapuchonnés », les enseignants ont reconnu certains de leurs élèves.

Des affrontements qui ont opposé, lundi et mardi, des groupes de jeunes aux forces de police devant et dans l’établissement, il restait quelques traces, mercredi : des parpaings au sol, abandonnés ; des bris de verre là où les fenêtres du lycée ont été ciblées. Celles de la salle des professeurs, principalement. « On a beau savoir que ces violences ne nous visent pas personnellement, c’est dur de ne pas le prendre pour soi », lâche Romain Testard, enseignant en sciences économiques. « Dix jets de pierres ont fendu l’air, l’un d’eux n’est pas passé loin de ma tête », souffle Aurélie Gigot, enseignante d’anglais.

En septembre, c’est l’agression d’un surveillant qui avait mis le feu aux poudres dans ce gros lycée polyvalent de 1 300 élèves, en bordure de la cité des Francs-Moisins. Ces jours-ci, si l’« affaire Théo » a sans doute pu jouer comme un déclencheur, à l’image des blocus d’établissements organisés en région parisienne pour dénoncer les violences policières, ce n’est pas, selon eux, le problème de fond.

 

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