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Un réseau international de prostitution démantelé à Paris.

Cinq proxénètes présumés ont été interpellés et déférés ce jeudi à Paris. Ils sont soupçonnés d’être à la tête d’un réseau de “sex-tour”, système de prostitution nomade est très rémunérateur.

Sept appartements des très chics 8e et 16e arrondissements de Paris abritaient un réseau international de prostitution a été démantelé ce jeudi par la police parisienne, révèle Le Parisien. Cinq proxénètes présumés ont été interpellés et déférés, précise le quotidien.

Sur un simple coup de fil, on pouvait retrouver Katia ou Tatiana, comme ces prostituées venues d’Europe de l’Est se faisaient appeler sur Internet, dans ces sept appartements cossus de l’ouest de Paris.

Toutes faisaient parties d’un réseau international de prostitution spécialisés dans les “sex-tours”. Elles se déplaçaient donc, de capitale en capitale, au gré des événements touristiques et de la demande des clients.

Qu’est-ce que le sex-tour ?

Avec ce système de prostitution, les filles se déplacent de villes en villes voire de pays en pays pour proposer leurs services en toute discrétion.Ces réseaux opèrent le plus souvent depuis des hôtels ou des appartements.

La province également concernée

Dans son rapport de 2016, l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH), alertait sur les “city-tours”, organisés dans les villes de province.Avec cet équivalent des “sex-tours”, “les prostituées, exerçant en hôtel ou en appartement, se déplacent de ville en ville tous les trois jours en moyenne dans une logique de prudence vis-à-vis des forces de l’ordre et d’adaptation à la demande locale”, indique l’OCRTEH.

Un business très lucratif

“Les profits recueillis, à raison d’un minimum de 50 % des gains des prostituées, sont considérables, à hauteur de 90 000 euros par mois”, complète-t-il.

“En Europe, la traite des êtres humains est l’une des activités illicites les plus lucratives, elle rapporterait, selon l’Office des nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), 3 milliards de dollars par an aux groupes criminels. En France, le nombre de prostituées est estimé à 30 000 personnes”, conclut le rapport.

Le réseau de proxénétisme utilisait une société spécialisée dans le tourisme médical. Les prostituées se rendaient donc en France sous le prétexte d’y recevoir des soins.

Les filles “tarifaient leurs services 250 euros l’heure, avec trois à huit passes par jour”, indique Le Parisien qui précise que les proxénètes, qui y prenaient leur part, gagnaient ainsi 1 000 euros par jour, relate leproges.fr.

SoutienAuxForcesDeLordre

One Comment

  • ARRIGHI

    7 juillet 2018 at 16 h 55 min

    Je suis, depuis très longtemps, de tout cœur avec les forces de l’ordre.

    Je n’en peux plus de ce qui se passe en France et j’attends le jour où ……..! avec une grande impatience.

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